Qu'est-ce qu'un fantôme exactement?

Qu'est-ce qu'un fantôme exactement?
Le fantôme est une entité de couleur blanche ou transparente. Il serait immatériel et passe-muraille, c'est-à-dire qu'il peut passer au travers des murs (c'est d'ailleurs là l'un de ses tours favoris). On le représente (ou le représentait) volontiers couvert d'un drap blanc, ou d'un linceul et parfois lesté de chaînes auxquelles se trouvaient attachés des boulets. Le fantôme étant une représentation symbolique de l'apparition d'une personne défunte, peut revêtir plusieurs aspects légèrement différents tout en conservant la même dénomination.

L'étude et l'observation des fantômes permettent de les définir comme provenant de la matérialisation (focalisation, visualisation) de personnes décédées, le plus souvent dans des conditions ou événements tragiques (mort violente ou à la suite de grandes peines - décès inopinés, contre le cours des choses, ou alors qu'une tâche terrestre n'avait pas été accomplie ou pas complètement, ou encore le décès provient-il d'un châtiment).

Les expériences post-mortem du docteur Raymond Moody sur les décès cliniques suivis de retour à la vie ou New dead expérience (NDE) font état d'une connaissance communicable a posteriori de faits survenus alors que le sujet était tenu pour mort. Il y est question d'aura, de long tunnel, de lumière blanche, de sentiments. Nous n'allons pas épiloguer sur ce sujet qui fera l'objet d'un autre dossier mais relever le fait qu'il est actuellement tenu pour plausible que le corps humain ne se compose pas uniquement de son enveloppe charnelle mais également d'une entité parallèle, relativement indépendante et que la destruction (la mort) de l'un n'entraîne pas forcément celle de l'autre ou en tous cas, pas de manière absolument simultanée.

Dans les religions il est question de dissociation du corps et de l'âme, du jugement de celle-ci ainsi que de son caractère immortel. Il ne faudrait toutefois pas conclure hâtivement en prétendant que l'existence éventuelle des fantômes serait subordonnée aux convictions philosophiques. Nonobstant l'existence d'une entité supérieure ou être suprême que les croyants appelleront "Dieu", un athée pourrait tout à fait générer un fantôme. Il s'agit, dans notre optique, d'une nouvelle question de terminologie puisque le terme "fantôme" sera simplement remplacé par celui de "aura". On accréditera encore la thèse en stipulant que l'existence de l'aura est actuellement de moins en moins sujette à caution, d'autant plus qu'il est relativement facile, même au commun des mortels, d'apercevoir sa propre aura, ou tout du moins une ébauche visuelle déductive de celle-ci.

L'histoire selon laquelle les fantômes seraient des morts qui "reviennent" (des revenants) ne serait pas forcément aussi légendaire. Nous en sommes seulement aux balbutiements en matière de connaissance de l'aura, mais il y a des interactions entre l'apparence de celle-ci et l'état ou la santé du corps. Il est donc facile d'extrapoler et d'appliquer cette hypothèse au domaine des fantômes.

I faut quand même expédier les boulets au rayon des simples symboles de la détresse des personnages impliqués. Ainsi telle ou telle dame défunte, revenant hanter telle demeure, sera considérée comme "portant un boulet" car un insurmontable chagrin d'amour déçu fut la cause de son décès. Le drap ou le linceul, qui accompagne effectivement le mort dans ses derniers instants n'est pas réellement porté par le fantôme au gré de ses pérégrinations. On dispose effectivement de photos très parlantes pour étayer ce que nous avançons ici, à savoir que l'aura d'un défunt n'est jamais porteuse d'un contour bien délimité. Certes, elle prend plus ou moins la forme globale de l'être humain qui la contenait, mais, nous l'avons dit, il y a des zones de flou, des parties plus ou moins "vaporeuses" qu'une obscurité relative, un certain éclairage diffus, une apparition furtive peuvent faire assimiler au port d'un drap. Ces deux explications (pour les boulets et les draps) permettent à nouveau aux fantômes de conserver leur caractéristique de passe-murailles sans problème de logique.

Prétendre que les fantômes peuvent passer au travers des murs est un peu abusif. Retenir un fantôme avec les obstacles traditionnels rencontrés dans une maison (murs, meubles, etc.) reste difficile. En effet, l'aura est un "corps" intangible et peut-être impondérable. Durant la vie de l'enveloppe humaine, l'aura n'est contenue que par affinité et symbiose, simplement parce que les deux vont ensemble. La juxtaposition n'est d'ailleurs pas forcément systématique dans tous les cas et il existe des cas de dissociations temporaires, provoquées ou accidentelles, durant la vie de l'individu. On pourrait presque la qualifier d'organe parallèle qui répond à des lois naturelles différentes selon le stade d'évolution vitale du sujet. Donc, l'aura n'est pas nécessairement soumise aux lois de la pesanteur, sauf si elle demeure en alter-ego au corps, pour et par ce dernier. Les mécanismes qui gèrent cette entente ou la placent en aparté ne sont pas encore bien connus. On peut aussi considérer que le volume de l'aura est variable et que celle-ci occupe un espace total à peu près égal à celui de l'enveloppe durant son vivant et ce pour des raisons fonctionnelles. Une fois privée de la symbiose, l'aura peut alors évoluer à son gré, en expansion ou en diminution et se jouer efficacement et rapidement des obstacles. Il lui suffit de passer au dessus ou de profiter du moindre interstice. La manoeuvre étant quasiment instantanée, l'observateur déjà désemparé par une apparition qu'il ne comprend pas car elle échappe à son entendement (ses connaissances) n'y voit que du feu et a l'impression que le "fantôme" est passé au travers du mur alors qu'il n'est passé que par le trou de la serrure, par exemple. On peut envisager d'autres explications beaucoup plus compliquées, grâce à la physique quantique notament ...

Les fantômes sembleraient rencontrer de gros problèmes à franchir une porte seulement entr'ouverte. On dit aussi que les fantômes ont peur des miroirs, ceserait simplement un malheureux amalgame avec les vampires. Pour ce qui est de la porte entr'ouverte, on peut supposer que les battements de celle-ci en cas de vent par exemple risque de mettre à mal l'entité énergétique de l'aura. Dans certains cas, les fantômes auraient-ils donc peur de... se blesser?

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 10:08

Les peuples de l'au-delà

Les peuples de l'au-delà
Les civilisations pré-colombiennes d'Amérique centrale
" Les conceptions aztèques relatives à l'au-delà reflètent la complexité de la société aztèque au début du XVIe siècle ", écrit J. Soustelle1. On constate en effet que le sort réservé aux morts variait suivant la manière dont ils étaient décédés : selon leur destin et la volonté des dieux. " Le Tialocan était réservé à ceux qui étaient morts noyés, frappés de la foudre ou victimes de maladies considérées comme d'origine aquatique. Dans cet immense jardin toujours verdoyant et bien arrosé s'ébattent les bienheureux protégés de Tialoc ", grand dieu de l'eau fécondante, de la pluie et de l'orage, au centre de la religion de Teotihuacân - ville située sur le plateau central du Mexique qui fut du Ier au VIIe siècle le foyer d'une brillante civilisation. " Les guerriers morts au combat ou sur la pierre du sacrifice, ainsi que les négociants morts pendant leurs lointaines et dangereuses expéditions, devenaient "compagnons de 'aigle" et tonnaient cortège autour du soleil depuis son lever jusqu'au Zénith. " La réincarnation joue pour les guerriers et les nobles. Après avoir séjourné pendant quatre ans dans les " demeures du soleil ", ils renaissent sous forme d'oiseaux brillants, de colibris. Mais les femmes mortes en couche quittent les mêmes demeures pour se réincarner en êtres divinisés frappant parfois de paralysie ceux qu'elles rencontraient dans les rues de Mexico. " Quant aux autres défunts, ils étaient censés parcourir sous la terre, dans le monde obscur de Mictian - le séjour des morts, zone de froid et de ténèbres située sous les steppes du nord du Mexique, un trajet semé d'épreuves : rochers qui se heurtaient, vents furieux et glacés, et monstres dévorants. " Ils avaient à franchir les neuf fleuves, neuf étant le chiffre de la nuit et de la mort, avant d'être définitivement anéantis dans le Neuvième Enfer.
Les Indiens Guarayù de Bolivie
Les Indiens Guarayù de Bolivie nous parlent du parcours de l'âme après la mort, lorsque celle-ci doit choisir entre deux chemins pour arriver jusqu'à Tamoi, le Grand Père, qui vit quelque part vers l'Ouest. L'un des chemins est large et aisé, l'autre, étroit et dangereux. L'âme doit choisir le sentier difficile et surmonter de nombreuses épreuves avant d'arriver à destination, où l'attendent rafraîchissements et réconfort. Une fois lavée dans le bain de jouvence du Grand Père, l'âme régénérée pourra recommencer à rire, chasser, vivre et aimer dans la terre de l'Ouest.


# Posté le vendredi 16 novembre 2007 10:06

La legende de merlin

La legende de merlin
Il y a très longtemps, quand certains animaux pouvaient encore parler et que les hommes croyaient encore en Dieu, il y a très longtemps vivait en Petite Bretagne, en forêt de Brocéliande, un magicien, un enchanteur hors du commun. Sa naissance était déjà extraordinaire.
Lorsqu'elle était jeune, sa mère qui était très croyante, habitait dans une humble masure avec sa s½ur. Celle-ci vivait de ses charmes et ramenait au foyer, paysans, marchands de passage et soldatesque. La future mère de Merlin était terrorisée par ces gens qui essayaient de la séduire. Elle alla demander l'avis de son confesseur. Il lui conseilla, pour éloigner ces manants, de s'enfermer dans sa chambre, faire le signe de croix et laisser la lumière allumée. Ce qu'elle fit tous les jours et fut ainsi protégée. Or, il advint qu'un soir, elle eut une violente dispute avec sa s½ur et alla se réfugier dans sa chambre. Avant de se coucher, et encore sous le coup de la colère, elle oublia de laisser la lumière allumée. Dans la nuit profonde le diable vint et la féconda. Les villageois la voyant enceinte et sans mari décidèrent de la juger. Leur vindicte redoubla lorsqu'elle accoucha d'un bébé entièrement recouvert de poils. Ils voulurent alors la mener au bûcher pour la brûler comme sorcière. Son confesseur, malgré l'opposition des villageois, baptisa l'enfant qui aussitôt se transforma en un beau bébé. Mais plus extraordinaire encore, il était doué de la parole et du don de clairvoyance. Lors du procès de sa mère c'est lui qui la défendit et usa de tant d'éloquence qu'elle fut acquittée. Merlin grandit et devint un très grand magicien.
MERLIN L'ENCHANTEUR
RECUEILLIES PAR UN ABBE, DEUX ORPHELINES SE DESTINAIENT A UNE VIE PIEUSE. JALOUX DE LEUR VERTU, LUCIFER PARVINT A DEVOYER LA PLUS FAIBLE. LES DEBOIRES DE LA CADETTE JETERENT SA S¼UR DANS UN SI PROFOND DESARROI QU'ELLE EN OUBLIA UN SOIR DE SE SIGNER. LE DIABLE EN ABUSA.NAQUIT BIENTOT UN ENFANT, GRAND ET VELU, AYANT DU MALIN LE DON DE LA PAROLE. IL FUT BAPTISE ET ECHAPPA AINSI AU DIABLE. ON LUI DONNA LE NOM DE SON AÏEUL, DE PAR SA MERE : MERLIN.DEVIN ET MAGICIEN, MERLIN RENCONTRA LA FEE VIVIANE ET EN TOMBA FOLLEMENT EPRIS
IL LUI CONFIA SES DERNIERS SECRETS POUR RETENIR UN HOMME A JAMAIS. LA, LA FEE VIVIANE ENTREPRIT DE TRACER PAR NEUF FOIS DES CERCLES MAGIQUES AUTOUR DE L'ENCHANTEUR ENDORMI, PUIS DE L'ENFERMER POUR L'ETERNITE. MERLIN NE SORTIT JAMAIS DE CETTE PRISON... AU GRAND REGRET DE VIVIANE QUI NE CROYAIT PAS QUE LA CHOSE PUT ETRE VRAIE.LE CONTE DIT QUE LES NUITS DE GRANDS VENTS, LA PLAINTE DE MERLIN VIENT A RETENTIR AU PLUS PROFOND DU VAL SANS RETOUR...SON TOMBEAU RESTE AUJOURD'HUI UN VERITABLE LIEU DE CULTE.
BELLE COMME TOUTES LES FEES, AVEC CE QUELQUE CHOSE DE PLUS TROUBLANT QUI ENCHANTA MERLIN. IL Y A LA NYMPHE, L'ENCHANTERESSE, LA FEE, CELLE DE L'IMAGINERIE ARTHURIENNE ET CELLE DES CONTES DE FEES. ON A MAINTES FOIS ACCOUPLE VIVIANE ET MORGANE. TOUJOURS L'UNE PORTA LE FARDEAU DE LA PRISON DE MERLIN ET L'AUTRE CELUI DU VAL SANS RETOUR
LE ROI ARTHUR
Arthur a été conçu hors du mariage par le roi Britannique Uther Pendragon. Sa mère fut Igraine la femme du Duke Gorlois. Igraine fit de son mieux pour cacher sa grossesse. Une fois né, un mage puissant et mystérieux, Merlin, amena l'enfant loin de ses parents et le plaça en sécurité, sachant très bien ce que l'avenir lui réservait.
On dit que Merlin avait déjà construit un majestueux château pour Pendragon, et qu'il y avait placé la Table Ronde. Plus d'une centaine d'homme pouvaient s'asseoir à cette table
Merlin fut celui qui guida les chevaliers de la Table Ronde lorsque Uther Pendragon rendit l'âme. Il annonça que le prochain roi sera celui qui pourra retirer l'épée magique de la roche qui avait mystérieusement apparue à Londres. Plusieurs guerriers ont tentés de retirer l'épée, mais tous ont échoué. Plusieurs années plus tard, le jeune Arthur fit son premier voyage à Londres. Il agissait comme écuyer pour un chevalier à un tournoi. Ce chevalier, se retrouvant sans épée, demanda à Arthur de lui en trouver une. C'est alors qu'il vit l'épée dans la pierre. Alors, sous les yeux de tous, il retira l'épée de cette pierre avec aisance. Il ne compris pas pourquoi tous ces gens étaient étonnés.
Cette mystérieuse épée, Excalibur, aida Arthur à se faire respecter, tant comme guerrier que comme roi. Cependant, un jour qu'il combattait contre un chevalier, excalibur cassa en deux. Grâce à Merlin, Arthur ne perdit pas la vie lors de ce duel, mais il fut attristé de la perte de l'arme. C'est alors que Merlin lui demanda d'aller jeter l'arme dans le lac. Lorsqu'il s'exécuta, une main de femme saisie l'épée, puis redescendit dans l'eau. Elle refit surface à nouveau, et la Dame du Lac redonna excalibur intacte à Arthur dans un fourreau enchanté. Ce fourreau empêchait Arthur de perdre du sang dans les batailles.
C'est durant cette période que le roi Arthur fit plusieurs combats pour défendre la Grande Bretagne. C'est également dans cette période qu'il fit la rencontre de Guenièvre. Lorsque Arthur demanda sa mains, Merlin s'opposa fortement à ce mariage puisqu'il savait Guenièvre amoureuse de Lancelot Du Lac, le meilleur chevalier de la Table Ronde. Devant l'insistance d'Arthur, Merlin n'eux d'autres choix que de s'incliner devant la volonté de son roi.
Peu après le mariage, Lancelot et Guenièvre devinrent des amants. Lorsque Arthur le découvrit, il condamna sa femme infidèle à mourir sur le bûcher. Lancelot enleva la reine et l'amena à son château. Lorsque Lancelot apprit que le Roi s'amenait avec son armée, il envoya Guenièvre à Amesbury, ou elle devint soeur. C'est avec regret que Lancelot fit la guerre à Arthur qui l'assiégeait. Alors que les deux armées combattaient, Lancelot sauva la vie du Roi Arthur; un homme de Lancelot visait le roi à bout portant avec sa flèche. Dans un réflexe acquis lors des nombreuses années ou il défendait la vie de son roi, Lancelot donna un coup mortel au guerrier. Reconnaissant de ce que Lancelot venait de faire pour lui, Arthur consentit de retirer son armée.
Morgan

C'est la Déesse, l'ordonnatrice suprême, celle par qui le scandale arrive, la maîtresse absolue de la Vie, de la Mort. Femme éternelle, mère, amante et fille tout à la fois, inspiratrice de toute destinée sur terre, Morgane demeure l'une des plus belles images mythologiques féminines que l'imaginaire humain ait créée."Morgane, soeur du roi Arthur, règne au Val sans Retour (en forêt de Brocéliande) au royaume des fées.
Elle y tenait ses amants captifs. C'était un paradis imaginaire d'où ils ne pouvaient s'échapper. Tous les biens et tous les plaisirs leur étaient offerts, à l'exception de la liberté. Mais cela n'était que magie. Lancelot du Lac mit fin à l'enchantement en bravant les terreurs imaginaires et libéra ceux qui subissaient le joug de Morgane.
La Fée Morgane, reine d'Avalon, l'île aux Pommes de l'autre monde, porte une branche de pommier, symbole celtique de la paix et de l'abondance. Habile sorcière, elle joue souvent un rôle obscur, s'opposant à Arthur et manipulant les héros. Plus symboliquement, elle est une déesse hivernale des ténèbres et de la mort, par opposition à Arthur, seigneur de l'Été. Elle révèle l'aspect rédempteur de son personnage lorsqu'elle se fait la reine guérisseuse d'Avalon, gardant le corps d'Arthur dans la mort.
La nature de la fée Morgane apparaît dans sa double pratique de la guérison et de la magie noire. C'est une épine dans la vie d'Arthur, mais aussi sa gardienne dans la mort. Bien qu'élevée dans un couvent, elle fut une magicienne douée.


# Posté le mercredi 14 novembre 2007 16:25

La cérémonie

La cérémonie
Un Egyptien de l'Antiquité meurt comme il se marie, sans plus, mais il est assuré, d'avance, de ce qui va se produire pour lui de merveilleux. Le tout est d'avoir un bon officiant
pour la cérémonie...

La cérémonie
Les membres de la famille du défunt entourent le lit du mort. Des pleureurs professionnels suivront la procession pour témoigner du respect
que la famille portait au défunt.

Les embaumeurs prélèvent le cerveau et les viscères du mort. Ils recouvrent ensuite le corps d'un sel appelé natron qui le dessèche et le conserve ainsi pour l'après-vie.

Le corps est ensuite enveloppé dans des bandelettes de lin entre lesquelles on dispose des bijoux et des amulettes tandis que des prières sont dites pour l'âme du défunt. La préparation dure 70 jours au cours desquels les embaumeurs mettent des masques d'animaux pour tenir le rôle des dieux.

Le jour des funérailles, une procession composée de proches et de serviteurs du défunt apporte ses objets personnels chez les embaumeurs où se trouven déjà le prêtre et les pleureurs. La momie est dans un sarcophage posé sur un traîneau. Derrière, dans un coffre, les vases canopes contenant les viscères

Devant l'entrée de la tombe sont accomplis les derniers gestes sacrés. Le sarcophage est dressé. Le prêtre s'approche et célèbre le "rituel de l'Ouverture de la Bouche". En prononçant les formules magiques, il touche les sept ouvertures du masque de la momie. Les sens, les facultés de penser, d'agir, de boire et de manger sont ainsi ranimés. Ensuite, se déroulent les prières et les offrandes et le sarcophage sera descendu dans la chambre funéraire, le mobilier placé dans les annexes et l'entrée de la tombe scellée.
Enfin, un prêtre balaie la chambre où repose le sarcophage. En effaçant toutes traces de vie humaine, les Egyptiens croient écarter à jamais les puissances maléfiques.
Le périple de l'âme
Dès que l'âme est sortie du corps, elle invoque la Divinité infernale pour qu'on l'accepte dans l'Amenti. Elle passe ensuite à l'Ouest, y subit le premier jugement de pureté, entre dans Khéross et traverse l'abîme du Noun. Dès son entrée dans la Région inconnue, l'âme est éblouie par la lumière du Soleil Caché. Autrement dit, elle aperçoit la Vérité et se réjouit ou tremble, selon ses mérites ou ses démérites.
Durant le chemin, l'âme est conduite par Thot, Le Psychopompe qui. Jadis, rendit le même service à Osiris. Ici, semble trouver place l'épreuve du
feu, qui doit être franchie sans peur ni défaillance.
C'est seulement après ce passage qu'a lieu l' Ouverture de la Bouche, pratiquée par l'officiant terrestre sur la momie à l'aide du Nou de feu et qui,
libérant l'intelligence et la pensée, éveille le défunt à la vie de l'esprit.
Dans la Région Infernale, reptiles, larves gigantesques, monstres amphibies dévoreraient l'âme du mort si la science magique lui faisait défaut. L'Osiris Un Tel échappe ensuite au désert de la faim et de la soif, aux dangers de toutes sortes et arrive enfin au seuil de la Première Porte du Ker-neter. Instruite par la lumière d'En-Haut, l'âme subit plusieurs transformations intérieures et s'identifie avec les symboles divins. Parvenue au bord du fleuve sacré, elle déjoue les ruses des bateliers infernaux et se fait reconnaître par le véritable nautonnier au cours d'un dialogue allégorique : - Comment se nomme le piquet d'amarrage de la barque ? - Seigneur des mondes. - Quel est le nom de la corde ? - Anubis. - Celui du maillet ? - Adversaire d'Apis. Alors s'effectue la traversée, suivie de l'arrivée dans les champs d'Aanrou, où Osiris et les justes récoltent les moissons divines.

Mais il reste à suivre les dédales du labyrinthe avant d'accéder au prétoire des quarante-deux juges présidés par Osiris.. Anubis introduit le mort alors que son c½ur est posé sur le plateau d'une balance.Sur l'autre plateau, se trouve Maât (Vérité-Justice), représentée par une plume. Thot surveille et enregistre la pesée pendant que le mort récite la " confession négative " (chapitre CXXV du Livre des Morts) : " Je n'ai pas causé de souffrance aux hommes..., je n'ai pas blasphémé les dieux....
Si les plateaux de la balance s'équilibrent, le mort sera récompensé par une vie de paix éternelle.

Si le résultat de la pesée est défavorable (le c½ur plus lourd que la plume de Maât), le mort sera jeté dans la gueule de Ammit " la Dévoreuse des morts ". Au contraire, si le jugement est favorable au défunt (et c'est toujours le cas), il sera enfin admis dans le domaine d'Osiris. Là, il obtiendra un lopin de terre, dans le " champ de paix " (Sekhet-hotep) où il pourra retrouver les mêmes activités que dans le monde terrestre.


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# Posté le jeudi 08 novembre 2007 09:23

Immortalité mythologie

Immortalité mythologie
Les mythes ne se bornent pas à nous conter ce qui se passe après la mort, mais aussi comment la mort a été introduite dans le monde. Si l'on en croit les Zoulous, tout cela est le fruit d'une regrettable erreur. Le Très Grand a envoyé Unwabu, le caméléon, dire à son peuple qu'il vivrait éternellement, mais l'animal traîne en route et se fait dépasser par Intulo, le lézard, porteur d'un message annonçant que tous les hommes sont condamnés à mourir. Des héros s'essaient à vaincre la mort. C'est le cas de Maui, de Gilgamesh et des jumeaux héroïques des Mayas .
La boîte de Pandore

Pandore, la première des mortelles, a été créée par plusieurs dieux, sur ordre de Zeus qui voulait semer la panique sur terre après le vol du feu par Prométhée. Héphaïstos lui donna sa forme, Aphrodite sa beauté, Hélios lui apprit le chant, et Hermès la flatterie et la tromperie. Athéna, enfin, la vêtit. Prométhée avait ordonné à Épiméthée de refuser tout cadeau de Zeus, mais, quand il vit Pandore, incapable de refuser, il l'épousa. Celle-ci ouvrit alors la boîte interdite et lâcha sur terre tous les maux qu'elle renfermait, apportant ainsi le chaos. Seule restait au fond l'Espérance aveugle. Pandore la persuada de sortir pour consoler l'humanité.
Vishnou
Un jour, les dieux indiens se rassemblèrent autour du mont Mérou, le nombril du monde, pour trouver le moyen de se procurer l'amrita, élixir d'immortalité caché dans les profondeurs de l'océan. Vishnou eut alors l'idée de baratter la mer pour le faire remonter à la surface. Tous se mirent alors au travail. Le serpent Vâsouki leur servit de corde, et ils utiliserent comme moyeu de la pale le mont Mandara, posé sur une tortue géante. Les deva, dieux favorables aux humains, saisirent l'une des extrémités de Vâsouki et les asura (ou anti-dieux), l'autre. Chaque groupe tirant de son côté, l'axe se mit à tourner dans un sens puis dans l'autre, barattant la mer qui devint bientôt laiteuse et finit par se transformer en beurre. Les dieux poursuivirent leur travail et, peu à peu, quatorze " choses précieuses " émergèrent les unes après les autres, parmi lesquelles le soleil, la lune, Laksmî (la femme de Vishnou) et enfin Dhanvantari, le médecin des dieux, portant l'amrita. Les deva et les asura réclamèrent bruyamment leur part de l'élixir, mais Vishnou les en empêcha par la ruse ; seul Râhu, " l'Arracheur ", un démon monstrueux, parvint à en avaler une petite gorgée. Pour l'empêcher de devenir tout entier immortel, Vishnou lui coupa la tête. Celle-ci, devenue immortelle, déclara la guerre à Soma, le dieu-lune, qu'elle avale et régurgite alternativement dans l'espoir d'y gagner un peu plus d'immortalité (soma signifie également " immortalité ").
La perte de l'immortalité

Chez les Ganda qui vivent au nord des rives du lac Victoria, on raconte cornment Kintu, un immigrant étranger qui fonda la dynastie royale du Buganda, alla chercher une femme au ciel. Le Dieu suprême lui donna sa fille Nambi. Il prévint son nouveau gendre que s'il ne regagnait pas sans tarder la terre avec sa femme, il serait accompagné du frère de Nambi, Walumbe, qui signifie « mort ". Kintu partit comme convenu avec Nambi, mais celle-ci réalisa en chemin qu'elle avait oublié de prendre des graines pour nourrir les poulets offerts par le Dieu suprême. Kintu essaya en vain de l'empêcher de faire demi-tour ; quand Nambi eut rattrapé Kintu, son frère Mort la suivait. Il élut domicile auprès du couple. Depuis ce temps, tous les hommes sur terre sont mortels.
Dans un mythe des Dinka, pasteurs du Soudan méridional, c'est également une femme qui est responsable de l'apparition de la mort sur terre. Au commencement, le Dieu suprême donna un Jour un seul grain de millet au couple Garang et Abuk pour subvenir à leurs besoins. Mais l'avide Abuk voulut planter davantage de grains et blessa involontairement le Dieu suprême avec l'extrémité de sa houe. La divinité courroucée décida alors de prendre ses distances à l'égard de l'humanité et envoya un oiseau bleu couper la corde qui reliait le ciel et la terre. Depuis ce temps, croient les Dinka, les humains doivent travailler dur pour se nourrir et souffrent de maladies et de mort.
Les aborigène australiens
La mort n'était pas inévitable, et les héros ancestraux du Temps du Rêve avaient eu l'occasion de vivre éternellement. Cependant, à cause de la rancune, de la bêtise ou de la cupidité, l'humanité perdit le don d'immortalité. Seuls le conservèrent la lune, qui croît et décroît chaque mois, et le crabe, qui se débarrasse de son ancienne carapace avant d'en faire pousser une nouvelle. Selon les Worora du district de Kimberley, Widjingara fut le premier être humain à mourir, tué dans un combat contre des êtres wandjina qui voulaient voler une femme promise en mariage à quelqu'un d'autre. Widjingara lutta pour faire respecter les règles du mariage établies par Wodoy et DJunggun . Son cadavre fut déposé dans un cercueil d'écorce et son épouse, Python à Tête Noire, prit le deuil. Elle se rasa les cheveux puis se couvrit la tête et le corps de cendres, instituant de la sorte les signes traditionnels du deuil aborigène. Lorsque Widjingara revint de sa tombe, son corps régénéré, Python à Tête Noire se mit en colère : « Pourquoi es-tu revenu ? lui demanda-t-elle. Regarde-moi, Je me suis déjà rasé la tête et l'ai noircie de cendres ! » Widjingara, qu'irrita profondément l'accueil peu aimable de son épouse, s'en retourna indigné dans sa tombe. Plus tard, il fut transformé en dasyure, un marsupial nocturne ressemblant au chat. Dès lors, toute possibilité de régénération était perdue. Chaque homme était désormais mortel, et le python porterait éternellement le deuil. Jusqu'à ce que les missionnaires s'opposent au début du XXe siècle à cette coutume, les Worora couchaient leurs morts sur une plate-forme funéraire et laissaient le cadavre se dessécher ; les ossements étaient ensuite recueillis puis ensevelis dans une grotte de la région natale du mort. Si la plate-forme funéraire n'était pas soigneusement édifiée, on pouvait parfois voir le Chat d'Australie, incarnation vivante de Widjingara, accomplir son office de charognard sur le cadavre en décomposition.

Les pasteurs nuer du Soudan méridional racontent qu'une corde reliait autrefois le ciel et la terre ; toute personne âgée qui y montait, redevenait Jeune grâce au Dieu suprême. Un jour, une hyène et un tisserin grimpèrent à la corde et entrèrent au ciel. Le créateur donna alors des instructions afin que ces visiteurs soient surveillés de près et qu'ils ne puissent pas retourner sur terre où ils seraient certainement la cause de troubles. Une nuit, ils s'échappèrent et redescendirent. Au moment où ils allaient toucher le sol, la hyène coupa la corde. La partie supérieure fut aspirée vers le ciel ; il n'y eut alors plus de possibilité pour les êtres humains de s'y rendre, et depuis ce jour, ils vieillissent et meurent.

Les Kuba du Zaïre racontent l'origine de la mort dans une version de leur mythe de création. Le créateur Mboom ou « Eau Originelle », avait neuf enfants, tous appelés Woot. Ils intervinrent chacun à leur tour dans la création du monde. Woot l'inventeur de ce qui porte des piquants comme le poisson et les épines, se bagarra avec Woot, l'aiguiseur de couteaux, qui façonna les premières lames aiguisées. La mort survint dans l'univers quand Woot l'inventeur de ce qui porte des piquants fut tué par une lame tranchante.
En Chine
Au commencement il y avait dix soleils, les fils de Di]un, l'empereur du Paradis de l'Est et de sa femme Xi He, déesse du Soleil. Ils habitaient un énorme mûrier qui poussait dans les eaux de la vallée du Paradis. Ces eaux étaient toujours en ébullition, car tous les soleils y prenaient leur bain. Le matin, les soleils, chacun à leur tour, montaient briller dans le ciel tandis que les autres se reposaient dans l'arbre. Mais un jour, las de cette vie trop régulière, ils se ruèrent tous ensemble dans le ciel où ils se mirent à courir comme des fous pour s''amuser. Leur puissance multipliée par dix avait déjà commencé à brûler gravement la terre, mais quand leurs parents leur dirent de se conduire dignement ils ne voulurent rien écouter. Alors, Di jun envoya son archer Hou Yi leur faire la leçon. Mais Yi tua de ses flèches neuf soleils. Di]un, au désespoir, priva Yi et sa femme Chang E de leur immortalité et les chassa du Paradis.


# Posté le jeudi 08 novembre 2007 09:22