L'histoire de la Magie et de la Sorcellerie

L'histoire de la Magie et de la Sorcellerie
En plus d'avoir une histoire, la sorcellerie est inséparable de l'Histoire.

Elle a
même un rôle dans toute l'Histoire: chez tous les peuples, dans tous les pays, depuis le débuts de l'humanité elle accompagne les hommes. De tous temps le à ce qui dépasse l'homme mortel, elle véhicule une quête propre à l'homme. Ajoutons à cela la constatation qu'elle est liée à énormément des événements importants, à certains types de gouvernements et aux religions.

Le term
e sorcellerie est encore plus délicat à définir que ceux de magie noire et magie blanche. De fait on désigne par « sorcier » ou « sorcière » des personnages qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. Originellement le mot « sorcier » signifie « diseur de sort ». Le mot « sort » tiré du latin « sortis » signifie au sens propre « tirage au sort » et par extension « consultation des Dieux ».

Encore pa
r extension, le mot « sort » fut appliqué à de courtes formules de conjuration du type de celles utilisées par les guérisseurs, les jeteurs ou leveurs de sorts qui sont par définition des praticiens de la magie pneumatique. Toujours par extension, ce mot fut appliqué aux praticiens de la magie personnelle et de la magie naturelle en particulier quand leurs connaissances ou leurs pratiques étaient transmises comme des secrets de famille.

Avant le christianisme, les arts magiques ; divination, exorcisme, cérémonies propitiatoires, fabrication des talismans sont des fonctions du sacerdoce.

A
cette époque lorsque la magie est pratiquée par des non-prêtres ou des prêtres non chargés de cette besogne, elle est désignée par un mot différent que les archéologues traduisent en général par « sorcellerie ». Cette sorcellerie est suivant les endroits et les époques, soit tolérée, soit interdite, soit sévèrement réprimée. La plupart du temps seules les oeuvres magiques destinées à nuire aux autres font l'objet de sanctions graves.

Mais
avec l'arrivée du christianisme, l'Eglise considère que l'acte magique est impur, parce qu'il vise à « contraindre Dieu ». La magie devient une superstition parce que le praticien croit à une efficacité de la parole et du rite en soi. Pendant ce temps dans les campagnes la sorcellerie continue d'exister et d'être pratiquée par des initiés souvent très discrets. La sorcellerie et la magie ne reculent pas durant l'apogée de l'ère chrétienne, mais ont continuent d'évoluer, parfois au sein même des églises.

La traque est partie à travers les campagnes : elle s'en prend plus volontiers au sexe féminin et est attisée lors de périodes obscures. La chasse aux sorcières bat son plein ! Les procès servent d'exutoires à des folies et des hostilités bien foncières.

Les premiers procès pour sorcellerie sont apparus vers 1460 dans le comté d'Arras. A cette époque de nombreux notables et personnes respectables sont accusés de sorcellerie, après avoir été dénoncés par d'autres suspects. Cette vague d'arrestations a porté à la connaissance des citoyens de nouvelles pratiques religieuses, proches du satanisme.

La r
épression de la sorcellerie au XVe siècle a fonctionné par vagues successives, au gré des épidémies de peste dont on accusait les sorcières. Si au début de la chasse aux sorcières, seuls les tribunaux inquisitoriaux pouvaient condamner, les compétences se sont rapidement étendues aux tribunaux civils, plus sévères et cruels, laissant libre cours aux accusations les plus folles souvent basées sur des querelles de voisinage.

L'
histoire de la chasse aux sorcières débute à Salem en 1692 avec l'arrivée du révérend Samuel Paris, de sa femme, sa fille (Elizabeth), sa nièce (Abigaïl Williams) . En janvier 1692, la soeur et la nièce du Révérend Samuel Parris de « Salem Village » tombèrent malades.

Le
ur état ne s'aliorant pas, le médecin du village, William Griggs, fut appelé. Celui-ci diagnostiqua un ensorcellement, provoquant par la suite les craintes et rumeurs qui conduisirent à la pendaison de dix-neuf hommes et femmes. Un homme fut également écrasé sous des pierres jusqu'à la mort s'en suive, plusieurs autres moururent en prison et beaucoup virent leur vie marquée à jamais.

Lors
de la procédure inquisitoriale, c'est le juge qui avait le rôle le plus important. L'accusé quant à lui, devait prouver son innocence.

Depui
s des générations, nos ancêtres ont crains, chassés, et persécutés les personnes qui étaient accusés de sorcellerie, sorcellerie qui étaient souvent assimilée à de la magie noire.

Naissance de la Sorcellerie

L
a sorcellerie et les sorciers ne datent pas d'hier. En effet, l'homme de la préhistoire cherchait déjà à comprendre et maitriser son environnement.

Pour ce f
aire il avait recours à des personnes qui possédaient un ou des dons particuliers. Ce furent les premiers sorciers, intermédiaires entre la tribu et l'Autre Monde ou la nature. Ces sorciers pouvaient, par différents moyens, favoriser la chasse, soigner et guérire les blessures et aider une âme à se rendre dans l'au-delà.

Avec le
temps, l'homme a découvert d'autres systèmes et d'autres méthodes pour expliquer ce qui l'entoure. Nous sommes donc passés de l'animiste au polythéisme puis au monothéisme de même que de la guérison par les plantes à la médecine nucléaire. Certains ont refusé ces changements et ont préféré continuer d'évoluer dans leur voie et faire avancer celle-ci par la même occasion.

Il
n'y a qu'à penser aux druides sous l'empire romain et aux sorcières du moyen âge. C'est grâce à ces gens que la sorcellerie n'est jamais complètement disparue. Ceci est une orientation possible, une des explications de l'origine de la sorcellerie. Il en existe une autre plus répandu chez les sceptiques...

Elle vou
drait que la sorcellerie, tel que pratiqué aujourd'hui, soit le résultat de Gardner; une fumisterie. En effet, Gérard Gardner est né en 1884 près de Liverpool et il a connu de nombreuse activitées avant de se proclamer magicien.

Affranch
i de toute convention, il était un naturiste convaincu et s'intéressa toute sa vie à la magie et aux sujets voisins. C'est-à-dire, le "petit peuple", les victimes de l'Inquisition et les cultes secrets de l'ancienne Égypte, de la Grèce et de Rome.

I
l a appartenu un certain temps à L'Ordre Hermétique de la Golden Dawn et il suscita une grande agitation lorsqu'il déclara que les théories de Margaret Murray étaient exactes. Celles-ci voulaient que la sorcellerie ait été une religion et en soit toujours une. Gardner parlait en connaissance de cause puisqu'il se disait lui-même sorcier. Ces déclarations figurent dans "Witchcraft Today" ouvrage parut en 1954 et qui eu une importance capitale sur le renouveau de la sorcellerie.

La publication
d'un tel livre aurait été impensable avant 1951 date où les Witchcraft Acts de 1735, tombés en désuétude, furent abrogés par le Parlement Britanique. Les législateurs pensaient qu'après plus de 3 siècles de persécutions et 2 siècles de silence, la sorcellerie étaient bel et bien morte.

Quoiqu'elle puisse
avoir été moribonde, Gardner affirme qu'il a été en contact avec la sorcellerie, Wicca, en 1939 date à laquelle il aurait été initié par une sorcière, elle-même décendante d'une longue lignée de sorcières. Selon cette théorie, la Wicca ne remonterait pas à la nuit des temps, mais serait plutôt une religion moderne re-construite à partir de fragments de mythes, folklores et rituels qui ont survécurent plus ou moins intactes à l'oubli.

Maintenant
, à vous de choisir votre théorie...ou d'en inventer une!

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Auteur: Cristal Noir

Site: Arts-Occultes.co
m

# Posté le mardi 15 juillet 2008 12:36

Nouvelle d'aujourd'hui: La «pyramide décapitée» retrouve son pharaon

Nouvelle d'aujourd'hui: La «pyramide décapitée» retrouve son pharaon
Dégagée des sables du désert, à Saqqara, près du Caire, la «pyramide décapitée» a retrouvé son pharaon, Menkaouhor, qui régna en Égypte il y a 4400 ans.

«Il nous a fallu dégager une montagne de sable, mais nous sommes sûrs que cette pyramide est de la Vème dynastie, et seule nous manquait celle du pharaon Menkaouhor», a assuré jeudi le patron des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass.

Sur l'immense plateau de la nécropole de Saqqarah, l'antique Memphis, l'existence de la pyramide n'avait pas échappé au grand archéologue allemand Karl Lepsius qui lui donna, en 1842, le numéro 29 dans sa liste des pyramides.

Son tumulus ruiné se dressait à l'est de la pyramide du pharaon Teti et de la célèbre pyramide à degrés du roi Djéser, la première jamais érigée de l'Égypte pharaonique par le génial architecte Imhotep

Pendant un an et demi, c'est à la «redécouverte» et à l'identification de cette sépulture connue comme la «pyramide décapitée» que se sont attelés Zahi Hawass et une équipe de jeunes archéologues égyptiens.

Si la partie supérieure de la pyramide n'est plus visible, les travaux de dégagements ont révélé l'infrastructure de blocs géants et le vestige du caveau royal avec seulement le couvercle du sarcophage de schiste gris.

L'attribution
de cette pyramide qui devait s'élèver à 52 mètres de hauteur, cinq fois mois que celle de Kheops, la plus haute de trois grandes pyramides voisines de Gizeh, était matière à controverse parmi les archéologues.

En m
ajorité, ils pensaient comme Lepsius qu'il s'agissait du monument funéraire de Menkaouhor, un pharaon mal connu qui ne gna sous l'ancien Empire que 8 ans, entre 2389 et 2381 avant notre ère.

M
ais certains pensaient qu'elle était plus récente, remontant soit à la période «intermédiaire», entre l'Ancien et le Moyen Empire, de la VIII à la X ème dynastie, soit au Moyen Empire, pendant la 12e dynastie.

«L
e doute n'est plus permis, même si aucune inscription ne vient l'étayer, tout indique qu'il s'agit d'un monument de la Ve dynastie, et que Menkaouhor y reposa», dit Hawass.

«Au
Moyen empire, les couloirs menant à la chambre mortuaire étaient bien plus complexes et ce genre de pierre n'était pas utilisé à cette période pour un sarcophage», assure-t-il.

Ma
is en déblayant le périmètre entourant les ruines de la pyramide, les archéologues égyptiens ont mis au jour une voie sacerdotale d'une importance scientifique «plus importante encor que la pyramide, selon M. Hawass.

«C'
est par là que les prêtres portant un masque du taureau sacré Apis se rendaient en procession vers les lieux de ce culte et sa nécropole», le Serapeum.

Se
basant sur une inscription découverte, il a indiqué que cette voie remontait au pharaon Ptolée V qui régna de 204 à 181 avant JC.

C
'est un décret de ce pharaon qui figure sur la «pierre de Rosetten trois écritures, grecque, démotique et hiéroglyphique, permettant le déchiffrage des hiéroglyphes par Champollion.

La
voie dégagée permettra de mieux comprendre les itinéraires sacrés, notamment ceux du dieu taureau Apis, à Memphis, capitale de l'Egypte sous l'Ancien Empire, et centre religieux pendant toute l'antiquité.

I
ls conduisaient, via une allée bore de sphinx, au Serapeum, la nécropole souterraine découverte en 1851-1852 par l'archéologue français Auguste Mariette, lointain prédécesseur de Zahi Hawass à la tête des antiquités égyptiennes.

D
es ouvriers s'y activent depuis dix ans, et pour dix ans encore, afin de consolider cet immense labyrinthe voûté renfermant dans des niches des sarcophages grandioses de taureaux sacrés embaumés incarnant Apis.

«Saqqa
ra est encore un site presque vierge, et quand je dis que seulement 30% de l'Egypte pharaonique a été découvert, c'est à Saqqara que je pense en premier», a conclu M. Hawass

# Posté le vendredi 06 juin 2008 04:14

Modifié le mardi 15 juillet 2008 12:32

Fête des Mères

Fête des Mères
Un petit Hors Sujet:

Les Origines de la Fête des Mères

Les grecs anciens fêtaient leur déesse Rhea au printemps, pour les romains, la fête des Matraliae (du latin Mater, mère) se situait en juin.

Puis au XVIème siècle les anglais ont instauré un dimanche de fête des mères.

La France tente de lutter contre sa "dépopulation" et organise des "Fêtes des enfants" mettant en avant les vertus de la famille et prônant l'importance de la fécondité.

Au début du XXème siècle ces manifestations connaissent des variantes : fêtes de la famille ou manifestations familiales à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet, avec une forte contribution des enfants.

Mothers Day

Et c'est la grande guerre. Les américains qui avaient opté pour un vrai "Mothers Day" le deuxième dimanche de mai à la fin du XIXème siècle, la développent ardemment durant la première guerre mondiale, éloignement oblige.

Les français chargés du courrier constatent alors des envois massifs à cette date qui leur est mystérieuse. Et la France ayant encore plus besoin de se repeupler après la guerre 14-18, cette coutume bien implantée outre-atlantique de "Fête des Mères" va faire des émules.

Dans le même temps, en pleine guerre, la municipalité parisienne organise une "Fête des familles nombreuses" dans les locaux de la SNHF, Société nationale d'Horticulture de France. Suivie à Lyon d'une "Journée des mères" en 1918, puis d'une "Journée des mères de familles nombreuses" en 1919, fixé au 15 août, jour de l'Assomption de Marie, mère de Jésus.

De nombreuses manifestations se déroulèrent en province, mais l'institution n'était pas encore établie.

C'est en 1920, et en mai cette fois, que le projet aboutit, permettant aux "mères méritantes" de recevoir des fonds d'une collecte publique recueillis à leur intention, et la fameuse médaille d'or remise à une mère de treize enfants.

Une Fête Officielle

On en est loin aujourd'hui de la fête de la déesse Rhea. On reproche à la fête des mères d'être une occasion purement commerciale alors qu'au départ l'objetif n'avait rien de mercantile... Mais le succès avait cette fois été grand, et national. Le gouvernement d'alors décida d'instituer l'événement en "Journée des mères", qui sera officialisée en 1928.

Cette fête est régie par une loi depuis le 24 mai 1950, suivie deux ans plus tard par la Fête des pères. Elle est fixée au dernier dimanche de mai, sauf si celui si est le dimanche de Pentecôte. Dans ce cas assez exceptionnel, la Fête des mères est reportée au premier dimanche de juin.

Source


# Posté le dimanche 25 mai 2008 05:41

La légende d'Osiris

La légende d'Osiris
Osiris était le dieu des morts. Il fut d'abord une divinité locale de
la ville de Busiris, située dans le nord de l'Egypte. Son culte s'est
ensuite diffusé dans le pays dès les anciennes époques.
Au Nouvel Empire, l'ensemble des rites funéraires et des
représentations de la mort était fondé sur son histoire légendaire

Garant de la survie humaine après la mort, et dieu du renouveau, Osiris, le roi juste et bon des royaumes souterrains, avait l'apparence d'une momie de pharaon, bras croisés sur la poitrine. Le pharaon mort, puis, avec le temps, tous les défunts, furent considérés comme des Osiris, promis à la renaissance spirituelle et à l'éternité s'ils se conformaient à l'enseignement du dieu.

Fils aîné de Geb et de Nout, Osiris voit le jour à Thèbes, en Haute-Egypte. A l'annonce de la nouvelle de sa naissance, Rê se réjouit. Quand son père Geb se retire au ciel, Osiris lui succède en qualité de roi d'Egypte et épouse Isis, sa s½ur. Issus du ciel et de la terre, Osiris et Isis sont le premier couple de rois-dieux à vivre parmi les hommes.

Osiris est un souverain éclairé et on le désigne bientôt sous le nom d'Ounophris, "l'Etre bon". Mais il ne tarde pas à être la victime d'un complot organisé par son frère Seth, incarnation du désordre. Au cours de la vingt-huitième année de son règne, alors qu'Osiris revient victorieux d'une longue campagne de conquêtes, Seth profite des fêtes organisées à cette occasion pour inviter son frère à un banquet. Au cours de la soirée, il capture Osiris et l'enferme dans un grand coffre qu'il jette dans le Nil.
La douleur d'Isis à la nouvelle de l'assassinat d'Osiris par leur frère commun est immense. Elle coupe aussitôt ses cheveux, déchire ses vêtements et part à la recherche du coffre dans lequel "l'Etre bon" a été enfermé.
Entraîné à la mer, le coffre a été porté par les flots jusque sur les côtes de Phénicie, au pied d'un tamaris qui, croissant avec une étonnante rapidité, le cache désormais entièrement dans son tronc. Malcandre, roi de Byblos, pour étayer le toit de son palais, donne alors l'ordre d'abattre l'arbre. Celui-ci se met à répandre une senteur exquise dont Isis entend parler et dont elle comprend aussitôt la signification. Sans tarder, elle se rend en Phénicie où on lui remet la colonne miraculeuse. Elle en retire le cercueil de son époux qu'elle arrose de ses larmes, le ramène en toute hâte en Egypte et le tient caché dans les marais de Bouto afin de le soustraire aux entreprises de Seth. Mais ce dernier le retrouve au cours d'une partie de chasse. Pour anéantir à tout jamais son frère, Seth décide d'en découper le cadavre en quatorze morceaux qu'il disperse à travers la campagne.

Sans se décourager, Isis se met à la recherche des précieux débris et les retrouve tous, à l'exception du phallus qu'un poisson du Nil, à jamais maudit pour ce crime, a entièrement dévoré. La déesse reconstitue le corps d'Osiris, en rajustant adroitement les fragments l'un à l'autre. Son neveu Anubis les momifie, puis la déesse magicienne, aidée de sa s½ur Nephthys, de Thot, le vizir du défunt et d'Horus, son fils conçu par union avec le cadavre de son mari, redonne le souffle de la vie à Osiris à l'aide de formules magiques. Pour la première fois, les rites de l'embaumement qui rendent la vie éternelle ont été pratiqués.

Ressuscité et désormais à l'abri de la mort, Osiris quitte la terre pour se retirer dans les "Champs élysées" et laisser le trône terrestre à son fils Horus. Ce dieu au corps d'homme et à tête de faucon deviendra alors le modèle parfait de tous les rois à venir. Quant à Osiris, il règne depuis sur l'Au-delà.


Création de l'image par moi même ^^

# Posté le mercredi 30 avril 2008 04:57

Le Hollandais Volant

Le Hollandais Volant
Le Hollandais Volant, aussi connu sous les noms de "Voltigeur Hollandais" ou "The Flying Dutchman" est sans nul doute le plus connu de tous les vaisseaux fantômes. Le mystère entourant sa disparition et la mort de son équipage n'a d'égal que celui entourant ses très nombreuses apparitions. Le Hollandais Volant est donc le personnage central d'une quantité impressionnante de légendes maritimes. Issu d'une rumeur qui circulait dans les Caraïbes aux premiers temps de la flibuste , il était supposé être le revenant d'un capitaine de fortune, qui, avec un équipage d' ectoplasmes à bord de son vaisseau fantôme , attaquait par traîtrise les navires sur toutes les mers du globe.

Une brume de
chaleur flottait sur les eaux bleues de l'Océan Indien. C'est par une chaude journée de mars 1939. Sur la plage de Glencairn, Afrique du Sud, une soixantaine de personnes profitaient du soleil.

Br
usquement, un superbe voilier surgit de la brume. Il portait toute sa voile, c'était un des navires qui assuraient autrefois le service des Indes orientales, et qu'on avait vus dans ces eaux depuis très longtemps. Les premiers qui l'avaient remarqués alertèrent les autres. Bientôt, tout le monde fut debout, on se rassembla, tout excité, près des vagues, et tout le monde spéculait sur ce que pouvait être cette étrange apparition.

Se
lon un journal le lendemain, « l'étrange navire, avec toutes ses voiles portant plein, et ceci bien qu'il n'y eût à ce moment là le moindre souffle de vent, semblait faire route vers Muizenberg ».


Dans l'Annuaire b
ritannique d'Afrique du Sud, édition de 1939, on peut lire le récit suivant:

«
Comme mené par une force mystérieuse, le bateau suivait son cap sans dévier, tandis que, tirées de leur léthargie, les personnes présentes sur la plage de Glencairn restaient debout à le contempler tout en discutant avec excitation. Comment expliquer l'apparition de ce vaisseau qui allait vraisemblablement s'échouer quelque part dans les sables de Strandfontein. À l'instant même où l'excitation était à son compte, le bateau fantôme s'évanouis dans les airs aussi mystérieusement qu'il était venu. »

Dans les jo
urs qui suivirent l'apparition du vaisseau fantôme, on formula bien des hypothèses. On prétendait, par exemple, que les témoins avaient été victimes d'hallucinations, qu'ils avaient été le jouet d'un mirage. Des anomalies dans la réfraction des rayons lumineux à travers l'atmosphère avait reproduit devant eux l'image d'un navire qui naviguait à plusieurs centaines de kilomètres de là.

Mais com
me le soulignèrent les témoins, ce genre de coque, large et haute à l'avant, rabaissée à l'arrière, et le gréement lui-même pouvaient difficilement appartenir à un bateau moderne: c'était là, sans aucun doute, un bateau marchand du XVIIe siècle.

Une des tém
oins déclara: « Laissez dire aux sceptiques ce qu'ils veulent, ce bateau n'était autre que le Hollandais Volant. »

La
légende du bateau fantôme circule depuis des siècles.

Selo
n d'anciennes chroniques datant de 1680, un capitaine hollandais du nom de Hendrick Van der Decken, partit d'Amsterdam et fit voile vers le comptoir des Indes orientales néerlandaises établi à Batavia. Le capitaine était un homme courageux, voire intrépide. Les scrupules ne l'étouffaient point, mais c'était un excellent marin.

Tout ce
passa bien jusqu'au moment où, non loin du cap de Bonne Espérance, un puissant coup de vent déchiqueta les voiles et détruit le gouvernail. Les jours et les semaines passèrent, durant lesquelles le navire dériva, en proie à la houle et un vent violent qui l'empêchait de passer le Cap. Selon la légende, ces échecs rendirent Van der Decken de plus en plus furieux.

Profitant
de la situation dramatique du capitaine, le diable lui apparut en rêve. Ce matin là, il lui souffla l'idée de lancer à Dieu le défi de l'empêcher de doubler le Cap. C'est ainsi que dans un excès de rage, le Hollandais suivit le conseil de Satan.

Hors de lu
i, il fit cet effroyable serment, et cria, de façon à couvrir les fracas de la tempête:

« Ma route
étant tracée et ma course décidée, je défie la puissance de Dieu de les entraver. Et même le Suppôt de l'Enfer n'éveillera pas ma frayeur, dussé-je naviguer jusqu'au jour du jugement. »

On ignore
qui rapporta ces paroles, mais selon la légende le capitaine dut promptement châtié. L'ange du seigneur condamna Van der Decken à errer sur les mers jusqu'à ce que la trompette du jugement dernier vienne déchirer les cieux.

Le navire f
inira par sombrer, l'équipage par mourir: Le hollandais lui, tiendra la barre jusqu'à la fin des temps. Van der Decken et son bateau n'atteignirent jamais Batavia. Depuis cette année, on l'aurait pourtant aperçu d'innombrables fois. Et le malheur, disait-on, ne tardais pas à s'abattre sur les navires qui l'avaient croisé.

La dernière
apparition du navire fantôme remonte à 1942, 4 personnes l'auraient virent un navire ancien, correspondant à la description du Hollandais Volant, s'engager dans Table Bay, avant de disparaître derrière l'île de Robben.

# Posté le jeudi 21 février 2008 05:26