Vampire

Vampire
Le vampire est une créature chimérique non-morte et non-vivante qui, suivant divers folklores et superstitions populaires, sort du tombeau pour sucer le sang des vivants afin d'en tirer la force vitale. La légende des vampires puise ses origines dans des traditions mythologiques anciennes et l'on retrouve des êtres légendaires dotés de caractéristiques des vampires dans toutes sortes de cultures à travers le monde.

Le vampire fut popularisé au début du XVIIIe siècle et émergea plus spécifiquement en Europe orientale, particulièrement dans les Balkans. Dans ces traditions folkloriques, les vampires étaient dépeints comme des revenants en linceul qui, visitant leur aimée, causaient mort et désolation dans le voisinage. À la même époque, le bénédictin français Augustin Calmet, le décrit comme un « revenant en corps », se distinguant ainsi des revenants immatériels (fantômes ou esprits)[1].

Le personnage plus charismatique et sophistiqué du vampire des fictions modernes est apparu avec la publication en 1819 du livre The Vampyre de John Polidori dont le héros mort-vivant fut inspiré par Lord Byron dont Polidori était le médecin personnel. Le livre remporta un grand succès mais c'est l'ouvrage que Bram Stoker écrivit en 1897, Dracula, qui reste la quintessence du genre, établissant une image du vampire toujours populaire de nos jours dans les ouvrages de fiction, même s'il est assez éloigné de ses ancêtres folkloriques dont il ne conserve que peu des spécificités originelles.

Le vampire dans l'Histoire

Les contes de vampires apparaissent très tôt, mais trouveront leur apogée lors des XVIIe et XVIIIe siècles, où les récits de vampires se font plus nombreux

Antiquité

Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont friandes du sang des victimes[2]. Les Anciens craignaient l'errance sur Terre s'ils n'étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis car le repos définitif venait de l'incinération, ce qui explique le mythe de Polynice. Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l'âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang. On peut se référer à Porphyre de Tyr (Des sacrifices, ch. II « Du vrai culte »). Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Ovide aussi parlera des vampires. Théocrite note aussi les empuses (spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées démons de midi).

Dans l'Empire romain, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture. De plus, les tombes étaient protégées contre les voleurs et ennemis. Les violations étaient considérées comme sacrilège et punies de mort. On rencontre Lamia, une goule nécrophage, reine des Succubes dévorant les f½tus et effrayant les enfants la nuit (Horace, Art poétique, 340). De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires : lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elles attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s'apparenter aux Succubes. On note aussi les stryges, démons femelles ailées munies de serres, ainsi nommées à cause de leurs cris perçants, et les omosceles, démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés...

Moyen Âge

Au XIIe siècle, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu'ils étaient brûlés pour calmer la passion populaire. Plus tard, au XIVe siècle, Herenberg cite précisément deux cas en 1337 et 1347 : les présumés coupables de vampirisme furent empalés et brûlés. De même, au XVe siècle, les épidémies de pestes sont l'occasion pour la population (surtout en Europe de l'Est) d'une véritable frénésie anti-vampire. On voit apparaître au XVIe siècle, la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Elizabeth Báthory. En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, mit sur pied des commissions d'enquêtes. Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui Michael Casparek, en 1718. Son cas fit l'objet d'une enquête officielle, dans son petit village de Liptov en Hongrie. Malheureusement, très peu de données ont pu parvenir jusqu'à nous. Le mot « vampire » apparaît pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz un paysan serbe, qui reste encore à ce jour le cas le plus célèbre de vampire historique dans le monde. Vient ensuite celui d'Arnold Paole, soldat et paysan autrichien mort en 1726 et à l'origine de deux épidémies de « vampirisme » dont la seconde, en janvier 1731, fit l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum. Ce rapport fut abondamment repris, traduit par Dom Calmet, et fit probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz (pour les Serbe). Le plus célèbre reste cependant Sava Savanović. Auparavant, on parlait de « vampyr ». Un autre cas de vampirisme est celui de Johannes Cuntius de Silésie.

Le vampirisme était pour l'Église catholique (et pour Dom Calmet en particulier) un sujet sérieux et politique (à la manière de la Bête du Gévaudan). Les âmes des morts ont trois alternatives : Paradis, Enfer ou Purgatoire. Or le vampire est un mort qui ne se retrouve dans aucune de ces trois catégories, puisque c'est une âme qui erre sur Terre. Sa simple existence remet donc en cause le dogme catholique et donc la puissance de l'Église.

# Posté le samedi 20 décembre 2008 05:35

Le triskell ou triskel

Le triskell ou triskel
Le mot Triskell vient du grec triskeles (littérallement une figure formée de trois jambes) et consiste en trois branches courbées, trois spirales qui suggèrent un mouvement giratoire autour d'un centre.

C'est un des grands thèmes de l'art celte. En Bretagne, on le retrouve dans l'architecture religieuse et comme motif décoratif sur les meubles rustiques. Le triskell, symbole très répandu en Bretagne n'a pas de signification ésotérique. Il est apparu très tôt, les hommes des mégalithes l'utilisaient déjà comme ornement. Les significations du triskell sont nombreuses : - Le cycle de la vie (enfance, vie adulte, vieillesse) - Les trois éléments (ciel, air, terre) - La course du soleil Le triskell tourne dans les deux sens : - un sens positif (vers la droite) ou diurne, il représente la paix. -Un sens négatif (vers la gauche) ou nocturne, il est maléfique ou guerrier.

Ce motif décoratif n'est réapparu en Bretagne qu'à partir des années 20 mais il a été très utilisé par les anciens Celtes. Il ne faut pas lui attribuer aujourd'hui une signification mystérieuse qu'il n'a jamais eu. Comme la roue ou la svastika, le triskell peut évoquer le soleil ou le mouvement perpétuel. Très répandu aujourd'hui dans les six pays celtiques, ce motif décoratif sert en quelque sorte de label de ' celtitude '

Le Triskell est le symbole de la Trinité que l'on retrouve dans les Triades Celtiques issues de la Tradition primitive. Dans toutes les traditions religieuses, on trouve le principe ternaire des Triades correspondant aux forces primordiales, aux manifestations principales de la puissance divine.

Symbole le plus connu du monde celtique, le triskell, est, en français académique, un mot féminin orthographié triscèle, triskèlou ou encore triquètre. Le dictionnaire définit comme un ' motif alternatif celtique, puis méditérrannéen, fait de trois jambes (triskelês, en grec) ou branches repliées qui suggèrent un mouvement giratoire '. Il constitue la division du cercle en trois, comme le svastika le fait en quatre. Il se combine volontiers avec des spirales, des motifs végétaux, voire animaliers, et le mouvement giratoire qu'il évoque en fait un symbole de dynamisation. Il peut induire une rotation vers la gauche comme vers la droite, en fonction de la direction donnée par le dessin aux trois éléments qui le composent. Le druidisme moderne estime que le mouvement du triskell s'oppose à toute forme de manichéisme spirituel.

Littéralement, le mot triskell signifie «trois sources». Inscrite dans un cercle et pivotant sur un centre, cette figure rassemble deux autres symboles forts de la culture celte: la source, symbole de l'origine et de la maternité comme de la pureté, manifestation d'une divinité qui a la propriété de guérir les blessés, et le chiffre trois, nombre fondamental universel, qui ordonne les rites, les croyances et les légendes celtes.

# Posté le lundi 24 novembre 2008 08:19

Le Triquetra

Le Triquetra
¤ Un symbole connu, et pourtant oublié ¤

Tout le monde connait sans doute le Triquetra, depuis son apparition massive sur notre petit écran, avec la série Charmed. Pourtant, ce que beaucoup d'entre nous ignorent, c'est la réelle origine de ce symbole. En effet, il est bien plus qu'une simple représentation fictionnelle, et les auteurs de la série si connue sont allés chercher jusque dans la tradition celtique pour ramener ce symbole. Voici donc un petit retour sur ses racines, bien loin de la série télévisée. Si bien sur vous avez d'autres informations à nous fournir sur le sujet, surtout n'hésitez pas !

De tout coeur,
Yuna

¤ Le Triquetra, une origine celtique ¤

Le mot "triquetra" se compose de plusieurs éléments et provient du latin : "try", "ket", et "ra", le tout signifiant littéralement "3 coins". Le Triquetra, ou encore "noeud celte" ou "noeud de la trinité" comporte différents symbolismes, pourtant tous ralliés au chiffre 3. Parmi ces différentes interprétations, celle qui ressort le plus souvent est celle qui a été adoptée par l'Eglise chrétienne celtique : La Trinité, représentée par le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Dans ce cas précis, le triquetra est parfois représenté par trois poissons entrelacés. D'autres interprétations lui confèrent plutôt la notion de temps, à savoir passé, présent et futur, voire même l'évolution d'un cycle de vie au travers par exemple des trois aspects de la déesse wiccane. C'est d'ailleurs un symbole plutôt récurrent dans certaines traditions wiccanes. Partant de ces deux constatations, on peut facilement rallier ce type de symbolisme à la mythologie romaine et ses trois Parques, les trois Déesses du Destin : Clotho, la "fileuse", dont le rôle était de filer le "fil de la vie" à l'aide d'un fuseau, Lachésis, la "répartitrice", qui en mesurait la durée et Atropos, l'"inplacable", qui attendait de trancher ce fil à l'aide de ciseaux. Toujours dans le même cheminement de pensée, certains associent le Triquetra aux trois états de conscience, incarnés par la veille, le sommeil et enfin le rêve. Finalement, d'une manière générale, ce qui ressort de ces interprétations est que le Triquetra a un rapport direct avec le temps et ce que nous sommes : naissance, vie, mort...

D'autres interprétations circulent également et, à vrai dire, il serait presque possible d'associer une interprétation de ce symbole à chaque culture différente. Ainsi, dans la mythologie nordique, le Triquetra représente le Dieu Odin et l'engagement à la foi d'Asatrù. D'autres encore associent le Triquetra aux trois éléments (eau, terre, air).

Lorsque l'on s'éloigne de l'influence du chiffre 3, il est encore possible de trouver bien d'autres significations, dont le majeur et son rôle de protecteur. Ainsi, il est dit que si une sorcière porte un Triquetra autour du cou, il lui apportera une sécurité certaine.

A noter également que ce symbole porte des noms différents dès lors qu'il est entouré d'un cercle ou non. Dès lors, on le nomme "triquetra" lorsqu'il est entouré du cercle et "triqueta" lorsqu'il est représenté sans cercle.

# Posté le lundi 24 novembre 2008 08:17

La Comtesse Bathory-(1560-1614)

La Comtesse Bathory-(1560-1614)
Comtesse hongroise, surnommée " La comtesse sanglante " et, parfois, la " comtesse Dradula ".
Le nom d'Erzebeth Bathory est resté dans l'histoire de la Hongrie, non seulement grâce à ses accointances avec la noblesse du pays (elle est notamment l'épouse d'un noble, Ferenz Nadasdy), mais surtout en raison du scandale et de l'horreur qui ont entaché sa légende. En effet, la sinistre comtesse s'est rendue coupable de châtiments corporels innombrables et d'épouvantables crimes de sang dans son château de Csjethe, avec l'aide de serviteurs non moins redoutables, sur la personne de dizaines, voire de centaines de jeunes filles, certains ayant avancé le chiffre de 610 victimes...

La comtesse, obsédée par sa beauté et par la jeunesse qu'elle désirait conserver à tout prix, s'était rendu compte, par hasard, un jour qu'un de ses servantes s'était piquée le doigt et l'avait éclaboussée de son sang, qu'à l'endroit où celui-ci l'avait touché, sa peau semblait avoir pris une douceur inhabituelle.

Dès lors, persuadée que l'élixir de beauté et de jeunesse éternelle se trouvait dans le sang humain, Erzebeth Bathory n'eut de cesse de s'en procurer régulièrement pour prendre des bains afin de garder un corps parfais et se mettre à l'abri, croyait-elle, de l'outrage des ans. Pour ce faire, elle n'hésita pas à sacrifier des centaines de jeunes femmes ( servantes, bohémiennes, filles du peuple) qu'elle faisait enlever par ses sbires aux alentours de son château et qu'elle torturait d'affreuse façon, afin de récupérer leur sang. De plus, son mari étant le plus souvent parti guerroyer, elle occupait sa solitude en s'adonnant aux forces occultes en compagnie de son âme damnée, Dorkö, une vieille femme laide, entièrement dévouée à sa maîtresse, que beaucoup soupçonnaient d'être une sorcière...

Les disparitions régulières aux abords du château étant toujours constatées dans les périodes où Erzebeth y résidait, amenèrent les autorités à s'inquiéter des rumeurs qui circulaient dans le peuple au sujet de la comtesse. C'est ainsi qu'à la suite d'une enquête discrète sur les agissements d'Erzebeth Bathory, l'inconcevable vérité se fit jour: la comtesse était une criminelle de la plus singulière espèce. Durant l'hiver de 1610, après qu'une captive eut réussi à s'échapper, le château fut assiégé par la populace et les autorités alertées.

Les enquêteurs découvrirent alors un amoncellement de corps dont certains étaient percés d'une multitude de trous; certaines victimes étaient encore vivantes, mais pratiquement exsangues, l'une d'elle, encore tiède, ayant été complètement vidée de son sang. Les complices d'Erzebet furent jugés et pendus. Quand à la comtesse, à la suite d'un procès rapide eut égard à son rang, elle fut condamnée à être emmurée vive dans la chambre de son château de Csejthe et alimentée par une petite trappe jusqu'à la fin de sa vie, en 1614, où elle mourut de sa belle mort une nuit du mois d'août. Faut-il voir là un véritable cas de vampirisme ou bien Erzebeth Bathory était-elle simplement une psychopathe entretenant une passion perverse pour la jeunesse? On ne le saura jamais. Toujours est-il que la légende veut qu'aujourd'hui encore, son esprit hante les alentours du château et continue à commettre des crimes

# Posté le vendredi 15 août 2008 14:48

Bastet

Bastet
Lieu de culte :
Bubastis, en égyptien Perbastet "le domaine de Bastet".

Représentation :
Représentée sous la forme d'une chatte, parfois accompagnée de ses petits ou les allaitant. On la retrouve également sous la forme d'une femme à tête de chatte portant un sistre ou un petit panier. Elle prend aussi parfois l'aspect d'une lionne partant en guerre contre les ennemis de Râ.

Biographie:
Elle est la déesse de la maison et du chat domestique mais aussi de la joie et de la chaleur du soleil. Elle était vénérée à Bubastis, en Haute Egypte. Les chats, en Egypte ancienne, figuraient parmi les rares animaux à recevoir le privilège d'être momifiés. En effet, Bastet était aussi une déesse protectrice du pharaon.

Elle est la fille de Râ et la femme de Ptah. Elle eut, avec lui, un fils : le dieu lion Mihos. Elle devint une divinité reconnue dans toute l'Egypte lorsque Bubatis fut reconnue comme la capitale sous la XXIIe dynastie.

Citation :
« La principale (fête) et la plus populaire a lieu à Bubastis, en l'honneur d'Artémis (Bastet)... Lorsque les Egyptiens se rendent aux fêtes de Bubastis, voici comment ils se conduisent : ils y vont par le fleuve, hommes et femmes en grand nombre, entassés pêle-mêle sur chaque embarcation... Arrivés à Bubastis, ils honorent la déesse avec de grand sacrifices et boivent plus de vin de raisin au cours de cette festivité que pendant tout le reste de l'année. Selon les gens du pays, il s'y rend, hommes et femmes réunis (sans compter les jeunes enfants), quelque sept cent mille personnes.»

Récit de Hérodote qui explique les cérémonies religieuses de Bubastis

Source: Egyptos

# Posté le mercredi 06 août 2008 09:17